/Louise Gügi

Playground
Exposition 100% Beaux Arts, Grandes Halles de la Villette, Paris,
Tissu, métal
100x300x700 cm, 2018

Parachute
Tissu, (détail)
600 x 600 cm
2016

LUX : the soft parad
(détail), Installation in-situ, LaGaleru, Fontenay-sous-bois,
Tissu, mousse synthétique, carton, élément pyrotechnique
2017

Battle
Tissu, latex, cornemuse, mdf,
75 x 75 x 75 cm,
2015

/Clémence Fonquernie

 

Sans Titres (Le Lys et le Citron)
Marbre blanc et tirage unique de bronze à la cire directe
Marbre 20 x 9,5 x 7 cm et bronze 7,5 x 7,5 x 1,4cm, 2011

Lucid and Serious
Encre acrylique sur papier
65 x 50 cm chaque
Diptyque, 2018

In the Middle (Et au milieu)
Encre sur papier calque et verre, verre, adhésif
30 x 40 x 0,5 cm, 2017-2018

Crawl [Fronts & Modi operandi]
Encre sur papier
Série
29,7 x 42 cm, 2013

Strapping
Carton et ruban adhésif
200 x 90 x 150 cm, 2012

 

Tenir une position, celle d’un autoritarisme exemplaire traçant les lignes de conduite d’un formalisme rigoureux et inaliénable. Posture intransigeante déployant une dynamique de travail programmatique où chaque pièce est définie selon des protocoles de production prescrits comme de véritables grilles de contrôle. Une stratégie est alors mise à l’oeuvre, celle d’une tension continue toujours exacerbée.Tension palpable entre dessin et sculpture d’abord, par la constante mise en exergue de rapports de frontalité et de planéité dans la mise en place du volume. Enfin, mise sous tension des processus de production par la mise en oeuvre de véritables rapports de forces où l’on se heurte aux limites du matériau jusqu’à en atteindre parfois le point de rupture mécanique. Point de rupture redéfinissant alors toute ligne de front en véritable ligne de repli…

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/Bruno Vanderaert

Night Vision
Huile sur toile,
30 x 30 cm, 2017
Bassin de refroidissement 5
Huile sur toile,
174,5 x 110 cm, 2016
Désert (Démineur)
Acrylique sur toile,
27 x 35 cm, 2013
Mirages
Acrylique sur toile,
40 x 40 cm, 2013
Ruines
Acrylique sur toile,
41 x 33 cm, 2013

Le travail pictural de Bruno Vanderaert est réalisé à partir de recherches documentaires et iconographiques d’origine numérique, qui témoignent des ambivalences du regard induites par les récentes technologies et leurs représentations. L’artiste se ré-approprie les enjeux plastiques de la photographie, de l’écran et du pictural dans le dessein de faire apparaître les écarts des méandres du sujet, (de) l’image et sa « représentation ». Mes tableaux sont les manifestations de visions trouvées sur la toile du web.

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/Angélique de Chabot

 

Il surgit du nadir
Exposition personelle, Chateau Malromét, commissariat Richard Leydier, Huitres, charbon, crustacés, cuir, oeufs. 20 x 3 x 2,5 m, 2018
N°24
Exposition personelle, Cabinet Dante, commissariat Laura Turcan
Praire, coléoptère, plumes, coquilles de moules,
20 x 15 x 15 cm, vitrine 20 x 20 x 35 cm, 2017
N°32
Araignée de mer, plumes,
30 x 20 x 20 cm, 2018
Équipement n°2
Cuir, astrakan 30 x 20 x 20 cm, 2018
Toursen
Photographie numerique couleurs,
Tirage papier aux dimensions variables, 2015 

 

 

Le travail d’Angélique de Chabot questionne le lien entre la chair et l’esprit, entre l’organique et la pensée, entre le vil et le sacré.À travers la sculpture, la photographie, le des-sin, elle interroge la spiritualité de l’humain et de l’animal, l’enveloppe charnelle et sa sensualité, son élégance. Elle compose avec la charge, la mémoire des éléments, vivants ou minéraux. Elle crée des totems, des talismans, des objets à fonction liturgique ; corps hybrides, créatures, veaux d’or, dieux à adorer ou à blasphémer.Une relation avec le corps des animaux, leur environnement et l’artiste s’établit systéma-tiquement avant transformation. Cette vie « avec » l’organique fait partie du processus de création et le caractérise. Cela contribue se-lon l’artiste à entrer dans la spiritualité, voir le sacré de sa productions puisqu’elle respecte même les réalités les plus vils de l’histoire de ses éléments.Plus d’infos…

So Fresh

 

So Fresh

13/15 octobre 2017

Commissaire / Élodie Bernard

La dernière pièce d’un artiste a cette fragilité toujours particulière. Une fragilité qui apparaît à travers le glissement d’une temporalité à une autre, du temps de la création au temps de la présentation. C’est dans cet entre-deux, cet interstice indicible d’où émerge la fragilité de l’œuvre que SO FRESH tente de s’aventurer. Un dessin tout juste achevé, une vidéo sur le « bureau » d’un ordinateur, ou une photographie fraîchement imprimée sont autant de mystères entre projets et œuvres finales. Comme une invitation à penser le moment où l’œuvre peut être considérée comme terminée. Est-ce une question de choix, de geste, de situation d’exposition?  À cette question qui nous est posée, le critique Lawrence Alloway tente une réponse qui pourrait synthétiser tout l’enjeu de l’exposition que vous allez visiter « La première exposition d’un nouveau travail artistique est dans l’atelier ». C’est en prenant en compte cette observation que cette exposition prend place au cœur de l’atelier CHEZKIT. À l’occasion de SO FRESH, l’atelier amène dans le champ spatial l’interrogation sur le glissement entre création et présentation : lieu d’audace et de mouvement, il oscille entre espace collectif de création et espace d’exposition. Le temps d’un événement, il se transforme, change de statut. Alors quand et comment un projet devient œuvre, lorsque au sein même de l’atelier le spectateur est invité ?

SO FRESH, comme un rite initiatique, accompagne ce double mouvement, de recul de l’artiste et d’approche du spectateur, nécessaire pour que le projet devienne œuvre en marquant la fin de l’acte créatif. Ce rite consiste-t-il à trouver un titre, dater le projet, prendre un verre de vin et accepter que sa pièce se trouve seule face à un public ? La dernière pièce, enfin autonome, serait alors appréhendée par le spectateur comme un vent de fraicheur, qui reflèterait les préoccupations actuelles de l’artiste et qui permettrait peut-être d’envisager son travail à venir.

Mais penser une exposition dans un atelier collectif est un exercice particulier. L’atelier a quelque chose à la fois d’intimidant et d’excitant. Il est ce lieu où l’artiste travaille, accumule images, esquisses, dessins ou encore objets personnels, une tasse à café traine à côté d’un carnet de croquis, ça sent bon le bois, la peinture, les matériaux bruts. On aurait presque peur de rater l’œuvre. On observe son environnement, des tasseaux à peine vissés, prémisse d’une forme en devenir : ce sont toutes ces choses anecdotiques qui interpellent et créent ce sentiment de proximité avec l’artiste. À la fois un lieu de création, de tentatives, de ratés, d’essais, il est aussi un lieu de vie et d’échanges entre artistes. Plus que jamais l’atelier qu’il soit personnel ou collectif est cet espace où les énergies bouillonnent, se rencontrent et sont le moteur d’une création toujours en mouvement.

Élodie Bernard

Artistes
Christophe Constantin
Coline Cuni
Chloé Elmaleh
Mara Fortunatovic
Louise Gugi
Icinori
Ronan Lecreurer
Bérénice Lefebvre
Gwendoline Perrigueux
Dorothée Recker
Delphine Renault
Vincent Tanguy
Thomas Wattebled
Cyril Zarcone

/ Chloé Elmaleh

En voiture Simone !
Sculpture activée par le public, voitures télécommandées pimpées avec différents matériaux. Piédestals de sculptures variables, permettant divers usages (apéritif mobile, perturbateur, facteur de destruction), dimensions variables, 2018.
Master Piece
Sculpture action,(Danse de la perceuse)
Une perceuse, un gros foret, un scotch pour maintenir la gâchette de la perceuse, un tabouret. Durée variable 2015
Entre toi
Sculpture in-situ avec Flora Vachez. Création d’un mirador sur le toit d’une cabine de plage du Havre,
Bois, peinture blanche, 2018
Cheval de Troie
Sculpture, Run-space Chezkit (Faire des sculptures sans matériel, avec son environnement et le matos alentour, économie de moyens), Tréteau, citron, truelle, marteau, élastique, élément de moteur. 2017
Bupa Man
Sculptures performatives, Shanghai, BCP#121 (Combats de sculptures robots absurdes durant deux semaines. Dès lors qu’une sculpture est désignée gagnante (en toute subjectivité) elle est remplacée par une autre), Deux aspirateurs, structure en bois, et matériaux divers, Dimensions et nombre variables, 2016

 

Chloé Elmaleh joue avec les codes de la sculpture. Ses « actions » tendent à associer, manipuler, modifier, détruire, ou encore fusionner divers éléments pour en détourner le sens et l’utilité. Objets du quotidien, matériaux de construction ou encore jeux pour enfants sont des médiums pour l’artiste. Les matériaux et divers proprietés des matières la guide. Sculpurales, les installations de Chloé ont pour la plupart un rapport à l’éphémère, l’instabilité, l’équilibre, la tension, le hasard, l’idiotie et l’échec. L’expérimentation, le mouvement, l’intranquilité, le désir de ne rien laisser statique, ainsi que le jeu sont au centre de ses sculptures performatives

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Artistes

Résidents Permanents

Angélique de Chabot
Bruno Vandereart
Chloé Elmaleh
Clémence Fonquernie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louise Gügi

 

Ronan Lecreurer
Gwendoline Perrigueux
Delphine Renault
Dorothée Recker
Lucie Riou
Margaux Simonetti
Vincent Tanguy
Marcos Uriondo
Cyril Zarcone

Le Rayon Vert

Le Rayon Vert 
18/19 Décembre 2016

Ouverture de l’exposition de 14h à 19h
Commissaires / Guillaume Alheritiere & Bruno Vanderaert

Le choix d’une couleur comme principe d’exposition pourrait paraître arbitraire et autoritaire, ou sembler se réduire à des problématiques spécifiques de peintres. Or c’est de précisément l’inverse qu’il s’agit : à l’image de cette couleur instable chimiquement et symboliquement ambivalente, c’est en posant ce principe pictural comme choix curatorial omnipotent que sont paradoxalement laissés ouverts les possibles esthétiques. La couleur revendiquée comme principe d’exposition permet en effet de saisir en coupe les pratiques de chacun, d’interrompre des séries individuelles pour constituer l’unité de ce qui est donné à voir collectivement, sans distinction de formes. Tous les médiums se trouvent ainsi indistinctement saisis par cette transversalité principielle, réunissant dans une même cohérence peintures, objets, installations, techniques processuelles ou performatives.

On pourrait également craindre que ce choix curatorial, chargé du poids d’une histoire de l’art mettant en avant les problématiques chromatiques, relève d’une logique réactionnelle jamais très éloignée d’une crispation réactionnaire refusant la modernité. Or là aussi, c’est de précisément l’inverse qu’il s’agit : la transversalité de ce choix chromatique permet de convoquer ce qu’il y a de plus contemporain dans l’esthétique, c’est-à-dire de refuser les hiérarchies des formes et des normes, et de prendre acte que l’omnivorisme culturel contemporain signifie la mise à bas des querelles d’écoles. A l’heure où la posture subversive est devenue un paradigme institutionnel, il n’est peut- être pas si contradictoire que ce soit par la convocation d’un principe pictural traditionnel que s’affirme un refus de l’enfermement dogmatique dans la tradition.

Ce refus est donc le choix d’être contemporain, c’est-à-dire aussi au sens littéral d’exposer son réseau relationnel. La définition purement plastique d’un principe d’exposition permet paradoxalement de laisser apparaître cette trame de fond de la co-existence sociale, jusque et y compris dans sa définition générationnelle. C’est par ce choix d’exposer ses contemporains que se révèle aussi la spécificité d’une position de commissaire investie par des artistes. Dégagé des contraintes marchandes, la cohérence relève avant tout de la logique d’un lieu de production artistique dont la raison d’être ne se situe pas principalement dans la construction d’une valeur réputationnelle mais dans le fait d’être une zone d’échange et de cohabitation.

Cette convocation d’un principe apparement traditionnel va à contrepente de la logique historique qui affirme la prééminence de l’esprit sur la main. Contre une définition théorique de l’exposition qui unifierait conceptuellement des oeuvres irréductiblement singulières, ce choix purement plastique permet non seulement de révéler le canevas social de ce qui est présenté, mais aussi de questionner la fonction de commissaire. Une proposition d’artiste qui ne formule explicitement rien d’autre que cet axiome formel interroge alors nécessairement le statut du texte critique, chargé habituellement d’effectuer ce travail de mise en cohérence. Le risque textuel tiendrait alors au fait soit de nier de façon réellement contradictoire sa propre dimension critique, soit que cette menace d’auto-effacement amène à reconstruire défensivement un habillage théorique artificiel. Il reste cependant la possibilité de reprendre à son compte dans le texte la logique paradoxale d’un artiste habitant la fonction de commissaire en exprimant un point de vue singulier qui s’ajoute aux autres.

Barthélémy Bette

Artistes

Guillaume Alheritiere
Jérémy Berton
Arthur Barbe
Baptiste Caccia
Davide Cascio
Corentin Canesson
Florian Cochet
Alys Demeure
Émilie Duserre
Clémence Fonquernie
Benjamin Grafmeyer
Mathieu Gruet
Lena HiltonYoko Iinuma
Jessica Lajard
Ronan Le Creurer
Marylise Navarro
Celia Nkala
Benoît Piéron
Pierre-Guilhem
Stéphanie Raimondi
Axel Roy
Timothée Schelstraete
Margaux Simonetti
Julie Sonhalder
Delphine Trouche
Michaël Tutin
Bruno Vanderaert
Marine Wallon
Antonio Zuluaga